vendredi 20 avril 2018

Légumes de fin de saison pour un concours

Dans les débuts du blog, je participais à pas mal de concours sympathiques où il n'y avait pas grand chose à gagner, sauf le plaisir de participer.

Enfin si, une fois j'ai gagné....c'était en 2009 et c'était le concours de la photo la plus moche.....

Sinon, seuls les plus anciens blogueurs se souviennent peut être du Muffin Monday, ou du KKVKVK.....

Ils existent peut être encore quelque part, mais j'avoue avoir perdu le fil.....

Il y a encore des concours que je vois passer et auxquels je me dis que je participerai....et puis le temps passe je ne sais pas trop comment et la date limite est largement dépassée quand je m'en souviens.

Cette fois pourtant, je crois être encore dans les temps....


Le thème en est: les tartes salées ou sucrées. Comme j'en fais quasiment toutes les semaines, surtout salées, ça ne devait pas me poser de problème!

Celle ci est aux endives. C'est un peu la fin de leur saison mais en attendant les vrais légumes d'été c'est une bonne solution si je veux cuisiner local.

La pâte est locale aussi, celle de la flamiche, une pâte briochée vite faite qui va avec tout....

Le fromage qui garnit le tout est du St Agur.....pourquoi?....parce que j'en avais dans le frigo....il ne faut pas toujours chercher des explications compliquées au pourquoi du comment....ceci pour dire que si vous avez un autre fromage sous la main, n'hésitez pas!

La recette:

  • 150g de farine
  • 1 oeuf
  • 1/2 sachet de levure sèche de boulanger
  • 15cl de lait
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de sucre
  • 40g d'huile d'olive
  • 1kg d'endives
  • une c à s de vergeoise
  • 1 à 2 c à s de vinaigre de cidre
  • sel, poivre
  • huile d'olive et une noisette de beurre (clarifié si vous avez)
  • 150g de St Agur
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel.

Faire un puits et y ajouter l'oeuf et le lait, mélanger puis ajouter l'huile. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène. Elle est très souple mais c'est normal.

La verser dans un plat à tarte beurrée et farinée. Couvrir et laisser lever au moins une heure.

Nettoyer les endives, les couper dans la longueur et les faire revenir dans une poêle, à feu assez vif, avec de l'huile et du beurre.

Saupoudrer de vergeoise et d'une c à s de vinaigre, saler et cuire encore, à feu plus doux. Les endives doivent compoter. On peut rajouter du vinaigre en cours de cuisson si elles vous semblent trop fades. 
Poivrer.

Répartir les endives sur la pâte, puis le fromage coupé en morceaux et cuire au four à 190°-200° pendant 25 à 30 minutes.


Mais je m'aperçois que je ne vous ai pas mentionné le concours!



Allez voir!.....au cas où je ne me suis pas encore trompée sur la date, vous pourrez participer ou trouver des idées.

vendredi 13 avril 2018

Mon gâteau de Pâques, même si Pâques est passé.....

Oui, je suis en retard....ou en avance pour l'année prochaine. Je vais vous proposer la recette du gâteau que j'ai fait pour Pâques.

Mais tout est une question de décoration.....


Là, il n'y a pas de question à se poser....même si les oeufs et les cloches ont été déposés un peu à la va-vite (j'étais très en retard dans mon planning...) on voit tout de suite de quelle fête il est question....

Mais imaginez la même chose avec un père Noël.....ou des bougies.....et le même gâteau sera tout à fait d'actualité!

Puisque je parle de décoration, autant avouer tout de suite qu'elle n'est pas du tout celle que je prévoyais. Je pensais plutôt à des nids artistiquement façonnés à la poche à douille et garnis de petits oeufs en chocolat....vous voyez?.....mais un conseil: réfléchissez bien à quelle douille vous allez utiliser.

J'avais mis une jolie douille cannelée, qui ferait certainement de très jolis tourbillons de crème, avant de remplir ma poche.

Mais vous verrez dans la recette que la crème contient des noisettes.....et qu'une douille, ça se bouche très facilement....alors après pas mal de temps passé à essayer quand même, j'ai fini par couper le bout de la poche, mis des gros boudins de crème sur le gâteau et étalé ceux ci avec une spatule avant de jeter les décorations au chocolat bien vite car mes invités sonnaient déjà....

La recette: La majorité se fait la veille, la déco le jour même.

  • 4 oeufs
  • 90g de farine T65 ou 55
  • 30g de cacao non sucré
  • 120g de sucre roux blond
  • 1/2 c à c de levure chimique
  • 400g de purée de poires non sucrée (petits pots trouvés en Biocoop)
  • 20cl de crème liquide entière
  • 1 grosse c à s de mascarpone
  • 30g de sucre glace
  • 3 feuilles de gélatine
  • 4 poires pas trop mûres
  • un peu de beurre
  • un peu de sucre en poudre
  • 20cl de crème liquide
  • 1 c à s de mascarpone
  • 3 c à s de brésilienne. (je vous expliquerai ensuite si vous ne connaissez pas)
Dans le bol d'un robot, casser les oeufs et commencer à battre avec le fouet. Ajouter le sucre en 3 fois, en battant toujours puis battre encore au moins 10 minutes, pour avoir une mousse qui fait le ruban quand on relève le fouet.

Tamiser le cacao, la farine et la levure et les ajouter un peu à la fois en mélangeant avec précaution pour conserver le plus de volume possible.

Verser dans un moule, beurré si nécessaire, de 20 à 22 cm de diamètre et cuire 25 à 30 minutes au four à 170° (chaleur tournante). Les bords doivent se détacher un peu, la surface rester souple et une brochette ressortir sèche.

Laisser refroidir un peu puis démouler sur une grille. On peut le préparer à l'avance et le garder bien emballé dans un film pendant 1 jours ou 2....ou 3 je pense.

Eplucher les poires et les couper en petits morceaux. Les mettre dans une poêle avec un peu de beurre, saupoudrer de sucre et laisser dorer en remuant de temps en temps. Réserver.

Mélanger la crème et le mascarpone dans le bol du robot. Commencer à fouetter doucement, ajouter le sucre et battre plus vite jusqu'à monter en chantilly. Réserver au froid.

Laisser la gélatine tremper une dizaine de minutes dans de l'eau froide.

Chauffer un peu de purée de poire et y dissoudre la gélatine bien essorée. Ajouter progressivement le reste de purée, puis la crème, en mélangeant précautionneusement.

Couper le gâteau en 2 dans le sens de l'épaisseur.

Mettre la partie inférieure dans un cercle à pâtisserie garni d'un rhodoïd. 

Répartir les morceaux de poire puis la purée à la crème. Saupoudrer d'un peu de brésilienne puis poser l'autre moitié du gâteau.

Garder au froid jusqu'au lendemain.

Décercler alors le gâteau sur un plat.

Faire une chantilly mascarpone comme la veille et y ajouter 2 à 3 c à s de brésilienne. Mélanger avec précaution et verser dans une poche munie d'une douille.

Décorer à votre idée



Maintenant, qu'est ce que la brésilienne?

Ce sont des noisettes torréfiées et caramélisées, broyées. J'achète ça en Belgique, en grande surface mais je présume que ça peut se fabriquer à la maison.

J'en avais déjà parlé sur le blog il y a longtemps, au début de celui ci.....car j'avais essayé de reproduire le flan brésilien qu'on trouve en Belgique....je dis bien essayé......

Somme toutes, ce gâteau n'est pas très sucré....et si vous zappez la grosse couche de crème du dessus, on peut dire qu'il est sage......alors n'hésitez pas, il terminera très bien un repas de fête...quelle qu'elle soit.

lundi 9 avril 2018

Et les restes de restes?.....

Dans le dernier article, il s'agissait en partie d'utiliser un reste de gigot.

Mais comme j'ai toujours la main un peu lourde sur les quantités il en est resté.....et il fallait quand même penser à améliorer un peu l'ordinaire en ajoutant un petit quelque chose....enfin, même 2....


Vous avez donc ici, en complément du plat de la semaine dernière, quelques tomates rôties au four et un bol de labneh à la menthe...

Le labneh, j'en avais déjà présenté ici, mais pour vous faciliter les choses je vous note à nouveau la recette:

Labneh en version salée:

  • 2 yaourts (si possible au lait entier)
  • quelques feuilles de menthe
  • sel, poivre
  • huile d'olive
Préparer une passoire fine recouverte d'une compresse....poser sur un bol et y verser les yaourts.

Garder environ 24 heures au froid, en retirant si nécessaire le petit lait qui s'écoule dans le bol pour éviter que le yaourt baigne dedans.

Reprendre la compresse garnie du labneh et le mettre dans un bol. Ajouter un peu de sel et de poivre ainsi que des feuilles de menthe ciselées.

Verser un filet d'huile d'olive sur le dessus et garder au froid en attendant de le servir.



Pour vous rappeler un peu ce que j'avais déjà fait: vous avez ici la version sucrée avec un filet de miel et des pistaches grillées....pas mal non plus, non?

Quant aux tomates, vous aurez ici plusieurs méthodes que j'utilise selon mon humeur et le temps dont je dispose.
Cette fois, je m'y suis prise un peu tard et il n'était pas question de nous faire déjeuner à 15 heures en attendant que le four fasse son boulot à basse température....

Alors j'ai juste mis dans un plat les tomates cocktail, ajouté un peu de sel, thym et romarin puis arrosé le tout d'un peu d'huile d'olive. Un petit mélange de tout ça avec les mains pendant que le four chauffe et c'est parti pour 10 minutes à 200° puis 20 minutes à 150°.

Bon, vous surveillez un peu quand même, hein?....

Voilà, il n'y a plus qu'à réchauffer le reste de riz, lentilles et agneau et le repas est prêt......

jeudi 5 avril 2018

Je risque de fâcher des gens mais.....

C'est en lisant un des récents articles de Papille et pupilles que j'ai trouvé mon titre.

Elle parle, entre autres sujets intéressants, des gens qui se croient investis d'une mission: celle de faire passer sur les réseaux sociaux leur opinion pour une vérité et vont jusqu'à insulter ceux qui ne pensent pas comme eux.

Je risque donc dans cet article de me mettre à dos certains d'entre eux s'ils arrivent par ici.

Allez, je vais tout avouer tout de suite, ça nous fera gagner du temps:

J'ai transformé une recette végétarienne en recette carnée!.....

Enfin, j'y ai ajouté un reste de viande....ouf! je vais être peut être pardonnée par les zérodéchets..... 



Et en plus, j'ai adapté une recette traditionnelle, et, circonstance aggravante, j'ai pris la recette chez une autre blogueuse.....

Non, pour le dernier point, je vais être pardonnée tout de suite car je vais vous dire où je me suis inspirée: chez Petite cuiller et Charentaises.

C'est au départ un Mujjadara, ou riz aux lentilles, d'origine syrienne ou libanaise.

Comme j'avais vu grand dans l'achat du gigot de Pâques, il fallait que j'en utilise les restes (j'ai aussi tendance à être moi même zérodéchet....) et comme j'ai un joli pot de menthe toute fraîche, il m'a semblé pouvoir s'associer avec tout ça....

La recette:

  • 150g de lentilles vertes
  • 150g de riz semi complet
  • 3 gros oignons
  • huile d'olive
  • sel, poivre
  • 1/2 c à c de: cannelle, coriandre et curcuma (ou même un peu plus...)
  • Un beau morceau d'agneau cuit
  • 3 gousses d'ail
  • 1 oignon
  • Quelques feuilles de menthe
Emincer les oignons.

En faire revenir 3 dans une poêle avec de l'huile d'olive, à feu vif, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés et tendres.

Faire cuire les lentilles dans 3 fois leur volume d'eau non salée, pendant 20 minutes. Ajouter alors le riz et cuire encore 10 minutes. Il ne doit rester que peu d'eau, l'égoutter.

Pendant ce temps, hacher la viande avec le dernier oignon et l'ail, sel et poivre. Faire des boulettes et les faire dorer dans une poêle avec de l'huile d'olive. Réserver.

Dans la 1ère poêle, laisser la moitié des oignons, ajouter les épices, chauffer quelques minutes à feu vif puis ajouter le mélange riz et lentilles. Cuire quelques minutes en remuant.

Ajouter la viande, en cassant un peu les boulettes, le reste des oignons et ciseler les feuilles de menthe avant de servir.



Parfumé à souhait!

On peut le servir avec du labneh: vous trouverez la recette sur le blog en version sucrée. Il n'y a qu'à l'adapter.....je crois que j'en referai pour servir le reste du plat demain....eh oui, les restes de restes ça ne me fait pas peur!

Voilà, une version carnée donc, mais qui doit être tout à fait délicieuse en version végétarienne.....je ne suis pas sectaire.....


vendredi 30 mars 2018

Retours en arrière pour Pâques

Je ne dois pas être la seule dans ce cas là: autant j'ai des idées culinaires en général, autant je bloque quand il s'agit de décider du menu d'un prochain repas.

Alors, je vais chercher dans le placard des livres de cuisine, dans le tiroir des autres....(oui, il y en a beaucoup...), dans le mont de journaux culinaires....et sur les blogs....

Comme j'ai refait hier une vieille recette pascale.....


......Des hot cross buns, mangés en Angleterre le vendredi saint, en utilisant une vieille recette du blog, je vais essayer de vous rendre service en vous donnant les liens vers d'autres choses préparées à l'occasion de Pâques.

Vous aurez quand même un peu de travail: celui de cliquer sur les liens.....par contre, ça vous donnera l'occasion rare de rajeunir de plusieurs années, et celle de sourire un peu.....



Par exemple, avec cette oeuvre d'art.....une charlotte à la mousse au chocolat. Ce qui dégouline est du chocolat blanc, et la mousse est aux marshmallows.....inutile de vous préciser que je n'avais pas encore décidé de diminuer ma consommation de sucre!



Pour rester dans les charlottes, celle ci est aux poires et chocolat blanc, peut être un peu moins riche.....

En fait, tout est dans la déco.



Vous pouvez customiser un cheesecake au chocolat......


Ou une brioche à l'huile d'olive.....

Sinon, pour une fin de repas moins décorée mais qui fait la part belle à ce qu'on commence à trouver au rayon fruits....


Une charlotte aux fraises déstructurée devrait plaire à tout le monde....

Je parle des fraises cultivées en France, les bonnes sont encore un peu chères, mais on peut avoir envie de se faire un petit plaisir....

Bon, avec tout ça.....il faut encore que je décide moi.....allez, je repas en chasse....

samedi 24 mars 2018

Quand on cuisine les spécialités d'ailleurs....

Mon ailleurs le plus récent, vous n'en ignorez rien si vous m'avez lue la semaine dernière.....

Pour ceux d'entre vous qui vivent au sud, ça a certainement un goût de lointain.....pour nous, même si nous passons une frontière, c'est la porte à côté. Mais quand même.....on est ailleurs...

Et à chaque fois que je suis dans un pays étranger, j'aime beaucoup visiter les supermarchés et magasins d'alimentation. Et acheter les spécialités locales.
Celle dont il sera question n'est en fait pas une découverte pour moi car j'en mange depuis que je suis toute petite. J'en ai déjà proposé ici et si vous êtes un peu curieux, allez voir comment on appelait ça dans ma famille....




En fait, il y a même 2 spécialités là dedans: la bière et le sirop de Liége. 

Si vous ne connaissez pas ce sirop ( la bière, j'imagine que vous avez une idée....) il est à base de fruits, très concentré. On le trouve en pots, il a un peu la consistance de pâte à tartiner et peut d'ailleurs s'utiliser ainsi.

Je l'aime bien en cuisine aussi. Ici avec de l'échine de porc.

Echine de porc confite au sirop de Liège:

  • Un beau morceau d'échine de porc
  • plein d'oignons
  • 50cl de bière (à votre choix, blonde pour moi)
  • 1/2 pot de sirop de liège
  • un peu de vinaigre de cidre (environ 1 c à s)
  • sel, poivre
  • un peu d'huile
Dans une cocotte, avec un peu d'huile, faire dorer le morceau de viande sous toutes ses faces. Réserver.

Emincer les oignons et les faire revenir à la place de la viande. Ils peuvent un peu dorer.

Remettre la viande, arroser de la bière, ajouter le sirop de Liège, le vinaigre, saler et laisser mijoter au moins 2h, en retournant la viande de temps en temps.

Je l'ai servi avec une purée de céleri et pommes de terre et des haricots verts surgelés ( vivement la saison des frais!)

Oups....je ne vous ai même pas dit d'où vient cette spécialité: de Belgique.....mais le nom a du vous éclairer là dessus.

PS: je viens de voir qu'il y avait un scandale de viande frelatée dans des supermarchés belges.....mais ma viande a été achetée en vente directe en France......ouf!

dimanche 18 mars 2018

Retour aux sources....

Mes sources à moi sont à l'extreme nord: Je suis née à Dunkerque et ai vécu à Bray Dunes, la commune la plus au nord de France....

Et ce week end, je suis encore plus au nord, et j'ai même franchi une frontière. Mais je suis loin d'être dépaysée: je me trouve à Oostduinkerke....




Sur la côte belge, là où les crevettes se pêchent encore parfois à cheval. Mais étant donné le froid actuel, ce n'est pas vraiment le moment....

J'ai mis sur ma page Facebook la photo d'une spécialité d'ici pour laquelle j'ai une faible: les croquettes aux crevettes.
Mais je vous propose une recette, déjà publiée ici il y a longtemps, celle des petits pains tout simples de mon enfance.....et de maintenant encore....



Des faluches: des petits pains à peine levés, tout pâles (les miennes ont un peu coloré cette fois ci) et tout natures.....c'est mieux: on y met ensuite ce qu'on veut, salé ou sucré....

La recette:
  • 90ml de lait
  • 90ml d'eau
  • 1 c à s d'huile neutre (ou d'olive....mais pas très nordiste...)
  • 300g de farine type 55
  • 1/2 c à c de sel
  • 1,5 c à c de levure de boulanger sèche
Dans le bol du robot (ou à la main....) mélanger la farine et le sel. 

Mettre au centre la levure puis verser l'eau et le lait. Mélanger doucement avec le crochet puis ajouter l'huile.

Pétrir jusqu'à ce que la pâte soit bien lisse et élastique.

Laisser lever environ une heure dans un endroit tiède.

Reprendre la pâte, la dégazer et faire des petites boules. Les aplatir à la main et les déposer sur une plaque recouverte d'un papier cuisson.

Couvrir d'un torchon et laisser reposer environ 30 minutes, puis les aplatir encore un petit peu avec la main, les fariner légèrement et les laisser tranquille le temps de préchauffer le four à 180°. De préférence, déposer un plat rempli d'eau sur la sole du four et utiliser un programme qui chauffe par le bas.

Enfourner alors 10 à 15 minutes. Elles doivent être un peu gonflées et encore blanches (en principe)


Et voilà....ici, en Belgique, on voit sans doute plus des petits pains appelés pistolets, mais la proximité de ma terre natale m'a donné des envies de retour aux sources de mon histoire gustative personnelle.....des faluches tièdes tartinées de beurre et saupoudrées de cassonade......ou garnies d'une barre de chocolat.....

dimanche 11 mars 2018

Quand ça veut pas....ça veut pas....mais on s'en accommode....

Sur les blogs, sur Instagram, sur Facebook, je vois passer des photos de magnifiques pains au levain.

J'avais réussi à une époque à créer un levain à peu près normal, mais n'ai jamais réussi à l'entretenir correctement. Je ne sais pas pourquoi.

Mon dernier essai est tout récent, mais malheureusement date du moment où l'hiver s'est un peu énervé et j'ai eu beau le mettre dans différentes pièces de la maison, il n'a pas réussi à pousser normalement.
Par contre, les reliquats que j'avais prélevés pour le rafraichir et gardés au frigo se sont retrouvés tout mousseux, avec une bonne odeur de levain quand j'ai ouvert le pot.....allez vous donner du mal!

Heureusement, comme il y a un peu plus d'un an, pour ne pas le gâcher, j'ai utilisé les bons conseils de Marie Chioca dans son livre Les secrets de la boulange bio et j'ai fabriqué un pain d'épices.



Pain d'épices pur miel au levain:

  • 120g de farine de seigle complète (T130)
  • 80g de farine blanche de grand épeautre (T70)
  • 150g de levain "perdu" ou normal d'ailleurs.....
  • 230g de miel d'acacia
  • 10cl d'huile d'olive (en principe: parfum neutre: pépin de raisin par ex)
  • 3 oeufs
  • 6cl de jus d'orange
  • 25 gouttes d'huile essentielle d'orange bio
  • 10g de bicarbonate de soude
  • 10g de cannelle en poudre
  • 2 à 4g de quatre épices
Verser tous les ingrédients dans un grand bol et fouetter pour mélanger.

Dès que tout est amalgamé, verser dans un moule à cake huilé d'environ 25cm de long.

Cuire dans un four préchauffé à 180°, en chaleur fixe pendant environ 40mn puis baisser, sans ouvrir la porte, à 150° et laisser encore 10mn.

Vérifier que le gâteau est cuit à coeur, avec une pique, et laisser refroidir dans le moule avant de démouler.

La chaleur tournante risque de faire brunir trop vite le gâteau, à cause du miel. Si vous ne pouvez faire autrement, cuisez le peut être à four moins chaud, surveillez et couvrez si nécessaire d'un papier sulfurisé en cours de cuisson.



Le résultat est très moelleux et très goûteux. J'en ai proposé à mes petits enfants de moins de 2 ans, en me disant qu'ils risquaient de trouver ça un peu riche en épices.....et ils ont terminé leur morceau et essayé de finir celui de leurs parents.....

Bon, un jour quand même il faudra que je réussisse à garder un levain digne de ce nom....j'ai élevé 3 enfants, un mélange d'eau et de farines devrait être à ma hauteur, non?.....

samedi 3 mars 2018

Paris vaut bien une soupe....article touristico-culinaire

Le week end dernier, nous sommes allés faire un petit tour à Paris, sous un ciel très bleu mais dans une atmosphère plutôt glaciale....

Pourtant, nous avons pu voir bien des signes annonçant le printemps:



Comme ces fleurs dans le jardin du Petit Palais.....



ou au jardin des plantes....ne me demandez pas ce que c'est ceci dit...

En parlant du jardin des plantes, n'ayez pas comme nous la fausse bonne idée d'aller voir l'exposition d'orchidées dans les serres un samedi vers les 16h.....la caisse ferme à 16h30 et vu la longueur de la queue, c'est mission impossible....
Par contre, la boutique sous une tente prés de l'entrée vous permettra de voir gratuitement de magnifiques espèces....



 Pour nous autres provinciaux qui n'avons pas d'obligation de circuler dans Paris, c'est bien de savoir que les quais sont en principe ouverts à la promenade....mais ils ont besoin de sécher encore un peu....



Sachez aussi qu'une nouvelle cathédrale a vu le jour dans la capitale....



Elle est russe et très moderne. Ses dômes sont spectaculaires sous le soleil....



Juste à côté, au musée du quai Branly, il y a plein de personnages spectaculaires à visiter....

A part ces masques de carnaval, il y a vraiment de quoi passer beaucoup de temps à découvrir plein de civilisations souvent mal connues de façon très agréable.

Si vous avez faim pendant votre visite, il y a un restaurant sur le toit d'où on a parait-il une vue fantastique, mais nous nous sommes limités à celui du jardin.
Il propose des plats très corrects, mais il ne faut pas être rebuté par le temps d'attente.

2 autres restaurants nous ont accueillis avec un grand plaisir.

L'estaminet des enfants rouges, où nous sommes déjà allés plusieurs fois sans jamais être déçus. Des produits locaux, cuisinés simplement mais parfaitement et un accueil très gentil. J'imagine qu'il vaut mieux réserver le week-end. 
Un petit tour dans le marché est incontournable, surtout si vous aimez la street food, vous y trouverez votre bonheur.

Le café de l'Empire, près du musée d'Orsay. Le rapport qualité prix est imbattable pour Paris! Et c'est bon....le jour de notre passage, ils proposaient en plat du jour du porc aux lentilles délicieusement mijoté, tout à fait en accord avec la météo!
Là aussi l'accueil est charmant, malgré une affluence certaine. 

Et la soupe dans tout ça?



En ménagère avisée, je l'avais préparée avant notre départ et il n'y avait plus qu'à la mixer et chauffer en descendant du train....

Je sais, on dit qu'il ne faut pas garder une soupe plus de 48h au frigo.....mais elle a bouilli à nouveau et nous n'avons pas été malades! On le serait souvent....mais méfiez vous quand même, pas 8 jours de conservation ni la manger froide....je ne voudrais pas être la cause d'ennuis de santé chez vous!

Soupe à la betterave, chou et carottes:

  • 1 gros oignon
  • 2 petites betteraves rouges
  • 1/2 chou de Pontoise (ou autre...)
  • 3 carottes
  • sel, poivre, un peu d'huile d'olive
  • baies de genièvre et graines de carvi
Emincer l'oignon et le faire suer dans un peu d'huile.

Eplucher les betteraves (mieux vaut des gants...) et les carottes et les couper en morceaux pas trop gros. 

Emincer le chou.

Ajouter les légumes aux oignons et couvrir d'eau chaude. Saler, poivrer.

Mettre les épices dans une boule à thé et les ajouter. Ce sera plus facile pour les retirer avant de mixer.

Cuire jusqu'à ce que les légumes soient tendres.

(Garder au froid et partir à Paris.....)

Mixer et déguster.



Et pour terminer sur une note d'espoir.....le printemps est pour bientôt!

jeudi 22 février 2018

Petit coeur rouge pour un cake....

Si vous fréquentez un peu les réseaux sociaux, vous connaissez les petits coeurs rouges d'Instagram.

Pour ceux qui en seraient moins familiers, Instagram est à base de photos. Vous pouvez les commenter et surtout cliquer sur un petit coeur, qui devient alors rouge, quand vous aimez la photo.

J'aime surtout participer à des "challenges", consistant à publier le même jour une photo sur le même thème, et je clique sur celles que je trouve belles, drôles, bien trouvées......et puis je clique aussi sur les images des copines (virtuelles ou réelles) blogueuses.....et blogueurs aussi....je ne suis pas sectaire...

Ce qui m'étonne beaucoup, ce sont certains "j'aime" que je découvre sur mes photos, envoyés par des gens dont la page est uniquement faite de leurs auto-portraits, de préférence bien musclés ou maquillées comme une voiture volée....j'ai aussi des pages pleines de bijoux....et des gens qui me proposent d'avoir plein plein de "followers" facilement.....en leur envoyant un petit virement j'imagine....

Le gâteau que je vais vous proposer a été gratifié certainement d'un petit coeur rouge quand je l'ai vu passer, car sa recette est de Carole, AlterGusto, dont je m'inspire quand même assez souvent...


Elle l'a appelé "Comme un quatre-quart à la ricotta et chocolat blanc. J'ai eu envie d'y ajouter du cédrat confit, et donc modifié la quantité de sucre dans la pâte. Et comme je n'avais plus assez de ricotta, j'ai ajouté un peu d'huile d'olive.....mais promis, j'ai gardé l'idée de départ!

Le cédrat confit était une production maison que vous pouvez retrouver sur le blog. Mais ça se trouve dans les bonnes boutiques!

La recette:

  • 4 oeufs (200g sans les coquilles)
  • 200g de farine T65
  • 1 c à c de poudre à lever
  • 50g de sucre de canne
  • 80g de chocolat blanc
  • 150g de cédrat confit (avec son sirop épais)
  • 160g de ricotta
  • 40g d'huile d'olive
Râper le chocolat blanc. Si, comme moi vous l'avez en pistoles, hachez le au couteau sur une planche.

Couper le cédrat en petits morceaux. Récupérer le sirop si il y en a.

Tamiser la farine et la levure dans un grand bol.

Dans un autre, battre au fouet les oeufs et le sucre, 4 à 5mn, pour qu'ils soient bien mousseux.

Ajouter la ricotta et l'huile (et le sirop si il y en a) et battre encore 2 à 3 minutes.

Incorporer le chocolat blanc, puis la farine, puis les morceaux de cédrat, à l'aide d'une spatule.

Beurrer ou chemiser un plat à cake. Verser la pâte.

Cuire environ 45mn à 180°, en chaleur tournante.




Je vous laisse aller voir la recette d'origine.

Quant à moi, je vais mettre la photo sur Instagram et je verrai combien de beaux gosses au torse puissant ou de bimbos folles de leurs ongles mettront de petits coeurs en espérant que j'irai ensuite sur leur page faire de même..... 

samedi 17 février 2018

Une version plus "chic" du fourzitou....

La semaine dernière, avec une collègue, nous avons évoqué ce bon vieux fourzitou des familles....

Et en y repensant à la maison, j'ai eu une révélation.....il y a un ingrédient que j'ai presque toujours dans mon frigo qui peut servir à planquer de façon beaucoup plus chic les petits restes ou transformer une simple boite de conserve en quelque chose de beaucoup plus présentable....


La feuille de brick.....ou filo....

L'une est plus épaisse, mais peut être plus facile à remplir: la feuille de brick.
L'autre, la feuille de pâte filo, donne un résultat très croustillant aussi, peut être plus leger, mais peut être plus difficile à façonner car plus fragile.

J'ai souvent utilisé ainsi des restes de poulet, un morceau de fromage de chèvre ou du poisson qui s'ennuyait....

Voilà 3 idées, vous avez de la chance!

Samossas au thon et mangue;

  • 4 feuilles de brick
  • 1 petite boite de thon au naturel
  • 1 pot de saveurs d'Eden mangue
  • un peu d'huile d'olive
Avant de continuer, je précise que le pot de Saveurs d'Eden est acheté à La Ruche qui dit oui, fabriqué par une charmante jeune femme qui vent ses produits en circuit court dans la région: Houleye Wade.

Ecraser grossièrement le thon égoutté dans un grand bol. Mélanger avec le contenu du bocal.

Huiler une feuille de bricks au pinceau, la plier en 2 puis en une grande bande, déposer une cuillerée du mélange à une extrémité, puis plier en triangle (il y a plein de vidéos sur Youtube...)

Les déposer sur une plaque recouverte d'un papier cuisson et cuire au four à 180° une vingtaine de minutes.



Samossas aux oignons confits, pommes et tranches de magret fumé:
  • un reste d'oignons confits (cuits assez longuement avec un peu de cassonade et de vinaigre)
  • 1 pomme un peu acide
  • 4 feuilles de bricks
  • tranches de magret de canard fumé
  • un peu d'huile d'olive
La farce est faite d'un mélange de l'oignon confit avec des petits dès de pomme. On ajoute des petites tranches de magret fumé avant de plier.

Samossas aux sardines, oignons et confiture de gingembre:
  • oignons confits
  • 1 boite de sardines au naturel (sans huile...si, si ça existe...)
  • un peu de jus de citron
  • un peu de confiture de gingembre
  • poivre
Vous devinez la suite?....il faut gouter en le faisant pour adapter à votre palais....

Quelques autres idées sont à chercher dans la table des matières, certaines sous l'appellation bricks, d'autre en tant que samossas....mais vous saurez trouver....

Et puis, laissez faire votre imagination....


lundi 12 février 2018

Pour faire taire une éventuelle rumeur...

Il y a quelques temps, alors que j'avais diminué mes activités professionnelles quelques semaines plus tôt, j'ai rencontré une ancienne collègue qui m'a dit après une petite conversation qu'elle était contente de me voir en forme....

Devant mon air sans doute surpris, elle m'a raconté qu'une autre charmante ex-collègue avait raconté autour d'elle qu'elle m'avait vue de loin dans le bus, mal coiffée, l'air triste et que je devais aller très mal après avoir arrêté le boulot...

En fait, cette vision lointaine s'était faite un matin d'hiver tôt, où le vent soufflait, et où effectivement, dans un bus un peu bondé je n'étais peut être pas d'une humeur très enjouée...

Alors, pour éviter de faire naître une rumeur après mon dernier article, je mets les choses au point tout de suite:
Non, je ne cuisine pas que des épluchures...j'ai encore les moyens d'acheter des produits frais....et aussi des surgelés!

D'ailleurs voilà une preuve:



Topinambours et fruits de mer en sauce au safran:

  • 500g de topinambours
  • 1/2 sachet de fruits de mer surgelés de MrP
  • 2 belles c à s de crème fraîche plus un peu
  • 3 ou 4 pistils de safran
  • huile d'olive
  • sel, poivre
Laver et brosser les topinambours.
Les mettre dans une casserole d'eau froide avec un peu de bicarbonate, amener à ébullition puis laisser bouillonner environ 30 minutes. Ils doivent être tendres mais encore un peu fermes....

Pendant ce temps, laisser infuser le safran dans un peu de crème chauffée au micro ondes.

Egoutter les topinambours, les laisser un peu refroidir puis les peler. C'est plus facile que de le faire avant cuisson.

Pendant leur refroidissement, faire chauffer un peu d'huile dans une poêle et y faire revenir les fruits de mer encore gelés (après les avoir rincés à l'eau froide). Les laisser en remuant jusqu'à ce qu'ils aient rendu leur eau. Réserver.

Couper les topinambours en morceau et les mettre dans la poêle (ajouter un peu d'huile si nécéssaire. Les faire revenir quelques minutes en remuant, ils doivent tout juste commencer à dorer.

Ajouter alors les fruits de mer, la crème fraîche, y compris celle contenant le safran, sel et poivre. Chauffer quelques minutes pour ramener les fruits de mer à bonne température.

Voilà, simple et de saison. Vous avez vu la photo?

Nous avons eu à peine un peu de neige ici à Lille, pour une fois le nord a été relativement privilégié...

J'espère que je vous aurai rassuré s'il était besoin sur mon pouvoir d'achat.

Comme il peut être utile à d'autres de trouver des idées pour changer un peu en cuisinant des légumes de saison, je vais proposer cette recette à Cuisine de Gut pour Cuisinons de saison en février.



mardi 6 février 2018

Eloge de la récup gourmande...

Il ne vous aura pas échappé que l'époque actuelle se veut de plus en plus vertueuse....

Il y a des domaines où ça apporte quelques conflits de valeur, comme l'utilisation de l'humour ou l'image de la femme, mais il en est un où tout le monde tend à tomber d'accord.

Enfin, sur le principe....parce qu'on est encore loin du compte, mais on peut se dire que chaque petit pas est un plus.....

Non, non, ce blog ne tourne pas au philosophique ou politique, rassurez vous, je veux juste vous parler du gaspillage alimentaire contre lequel, à ma petite échelle, j'essaie de lutter.



Elle peut avoir un look assez engageant la récup, non?

J'avais vu passer sur Facebook une petite vidéo où on conseillait de garder au congélateur les demi agrumes (bio, non traités....) après les avoir pressés. J'ai donc accumulé ceux ci dans un sac au grand froid pendant quelques semaines.....au bout desquelles je n'ai plus retrouvé la vidéo pour avoir le mode d'emploi de l'utilisation ultérieure....

Alors j'ai un peu improvisé, en fonction de mes expériences précédentes....

Confit d'agrumes déjà pressés:

  • morceaux de citrons et oranges congelés
  • sucre
Mettre les fruits encore gelés dans une casserole d'eau froide. Ajouter 1/2 c à c de bicarbonate et porter à ébullition.
Laisser frémir 5 minutes et égoutter.
Recommencer 3 fois l'opération, sans remettre de bicarbonate.

Egoutter et peser les fruits, ajouter le même poids de sucre en poudre et un peu d'eau. Porter à ébullition et laisser bouillonner doucement 1 heure.

Laisser reposer 1 nuit à température ambiante.

Le lendemain, refaire la même chose. Laisser si possible encore reposer une nuit et mixer les fruits.

Cuire encore une trentaine de minutes et mettre dans des pots préalablement ébouillantés.

Le résultat est très goûteux, un peu amer mais pas trop, plus épais qu'une confiture.

D'accord, mais on en fait quoi après?

Et bien, on peut en mettre dans un cake par exemple.



La recette:
  • 50g de beurre mou
  • 50g d'huile de coco ramollie
  • 50g de sucre de coco
  • 1 oeuf
  • 225g de farine T85
  • 25g de poudre d'amandes
  • 1 sachet de levure chimique
  • 70ml de lait
  • 200g de confit d'agrumes
Dans un saladier, travailler les matières grasses avec le sucre jusqu'à obtenir une "pommade". Ajouter l'oeuf et bien mélanger.

Mélanger la farine et la levure et les incorporer au mélange précédent. Ajouter la poudre d'amandes, mélanger. Ajouter le lait, mélanger encore. Ajouter ensuite le confit de fruits et mélanger une dernière fois.

Beurrer un moule à cake, mettre peut être un papier sulfurisé beurré dans le fond par précaution.

Verser la pâte dans le moule, cuire au four préchauffé à 180° chaleur tournante pendant 10 minutes puis 30 à 35 minutes à 150°.



Vous pouvez simplifier les ingrédients du gâteau. Mettre uniquement du beurre, une farine classique et un sucre autre que de coco. mais j'ai tendance à avoir envie ces temps ci de prendre un peu plus soin de nos petites santés et il parait qu'il vaut mieux des farines plus complètes et des sucres d'indice glycémique un peu plus bas.....

Je me suis souvenu en faisant ce confit que j'avais déjà bricolé un été une gelée d'agrumes avec des fruits congelés....et le dernier pot a fini récemment en dessert...je vous raconterai ça....

Quant à cette recette, je vais l'envoyer à Ciorane de La cuisine de quat sous, pour sa rubrique La cuisine des restes, qui parait le 20 de chaque mois.


mercredi 31 janvier 2018

Et la mangue, pour vous?....

Quand on vieillit, on se pose quelquefois des questions existentielles incontournables....enfin, moi en tous cas....

Hier, je me demandais quand j'avais mangé de la mangue la première fois....

Oh, je sais bien, jeunes que vous êtes, pour vous ça semble un truc basique qu'on achète en tête de gondole et qu'on oublie dans la corbeille à fruits....

Mais pour moi, ça n'a pas du être avant que j'atteigne au moins 20 ans. Je n'en ai plus de souvenir exact (n'exagérons pas le côté petite madeleine quand même...) mais je ne pense pas que ça soit arrivé par chez nous avant les années 70....1970, je précise pour les plus jeunes....

Comme fruit exotique, à part la banane et peut être un peu d'ananas (en boite...) l'offre était assez mince....

Mais bon, passons aux choses sérieuses....



Un gâteau....à la mangue, vous vous en serez douté....

C'est celui que j'avais fabriqué et servi en même temps que celui ci, pour bien commencer l'année...

Il a été fait avec de la mangue surgelée, de MrP, car celles du supermarché ne m'inspiraient pas confiance quant à leur degré de mûrissement.

Gâteau à la mangue et crème au mascarpone:

  • 6 demi mangues surgelées
  • 1 c à s bombée de sucre en poudre
  • 4 oeufs
  • 90g de farine
  • 30g de fécule de pommes de terre
  • 120g de sucre en poudre
  • 20cl de crème fraîche liquide
  • 100g de mascarpone
  • 30g de sucre glace
  • un peu de rhum
  • un peu d'extrait de vanille
Dans le bol du robot, battre les oeufs avec le 1/3 du sucre pendant 5 minutes, ajouter 1/3 du sucre et battre encore 5 minutes, puis le reste du sucre et battre rapidement au moins 10 minutes. Il faut obtenir une masse légère qui fait un ruban quand on soulève le fouet.

On peut faire tout ça à la main ou au batteur.....

Incorporer avec une écumoire le mélange farine/fécule tamisé, en plusieurs fois, en soulevant bien la pâte.

Verser dans un moule à manqué beurré et fariné de 22 à 24 cm de diamètre (on peut aussi mettre un papier sulfurisé beurré au fond).

Cuire environ 30 minutes dans un four préchauffé à 170°, en chaleur tournante. Les bords doivent un peu se décoller, une brochette piquée dedans ressort sèche et la surface est souple sous le doigt, mais revient vite à sa forme initiale.

Démouler sur une grille et laisser refroidir.

On peut le préparer 1 à 2 jours avant et le garder bien emballé dans un film.

Cuire les demi mangues dans un peu d'eau avec la cuiller de sucre, pas trop longtemps pour ne pas trop les démêler. Les réserver, verser du rhum dans le sirop et laisser bouillonner quelques minutes pour le réduire et permettre aux enfants de manger le gâteau (si tous les convives peuvent prendre un peu d'alcool, on peut ajouter le rhum à la fin sans le cuire)

Battre au fouet le mélange crème et mascarpone, très froids, en ajoutant en cours de route le sucre glace et l'extrait de vanille.

Couper le gâteau en 2 et puncher les 2 moitiés avec le sirop.

Sur le morceau inférieur, répartir des morceaux de mangue et de la crème. Poser l'autre moitié par dessus et décorer avec le reste de crème.



Avec de l'ananas....ça devrait être pas mal non plus....à suivre alors!

samedi 27 janvier 2018

Vous êtes certains de ne pas aimer le poisson? et les endives? même avec des clémentines?

Longtemps je n'ai pas aimé le poisson....une affaire de goût, de texture, d'odeur, d'arêtes désagréables....

Les arêtes, je ne m'y fais toujours pas vraiment. On a beau me dire que c'est facile à enlever et qu'un poisson entier c'est meilleur (enfin, quand il est de taille compatible avec une assiette) je préfère acheter et cuisiner des morceaux dépourvus de cet ingrédient.

Et puis l'odeur, le goût et la consistance, c'est souvent une affaire de fraîcheur puis de cuisson. 

Tout ça pour dire que je cuisine plus souvent du poisson maintenant. Surtout depuis que par La Ruche qui dit Oui on a de la chance d'en recevoir régulièrement du très frais. Et le dos de cabillaud a souvent ma faveur, toujours une histoire d'arêtes...

J'en avais déjà préparé avec des agrumes, mais la dernière fois que l'envie m'en est venue, aucune orange dans la maison, seulement des clémentines.



J'avais des endives, comme souvent en cette saison. Et un souvenir de recette croisée sur Cuisine de Gut. Bon, pas vraiment la même chose car c'était une recette de veau...

En tous cas, tout ça s'est terminé par un plat de dos de cabillaud aux endives et clémentines au poivre de Madagascar Voatsiperifery


La recette:

  • 4 grosses endives
  • 1 beau morceau de dos de cabillaud
  • 3 ou 4 clémentines (selon leur teneur en jus)
  • Un peu d'huile d'olive
  • sel
  • Quelques baies de poivre de Voatsiperifery
Retirer le petit cône amer de la base des endives et les couper en 2 ou 4. Chauffer un peu d'huile dans une poêle allant aussi au four et y mettre les endives à feu assez vif. 

Les faire un peu dorer puis arroser de la moitié du jus des clémentines et cuire en surveillant bien jusqu'à ce qu'elles soient caramélisées et qu'il n'y ait presque plus de jus.

Saler.

Poser le poisson par dessus, arroser du reste du jus et d'un filet d'huile d'olive.

Mettre quelques baies de poivre entières dans le jus.

Cuire environ 15 minutes dans le four préchauffé à 180°.

Au moment de servir, on peut mettre un peu de baies écrasées.



Désolée pour la mauvaise lumière de la photo. J'ai bien un mini studio bien éclairé mais 2 étages à monter pour y accéder et pas envie de manger froid ni de réchauffer le poisson qui aurait été trop cuit....

Le poivre de Madagascar ne doit pas vous faire abandonner l'idée de tester cette recette en disant que vous n'en avez pas...On m'en a offert et je m'en sert mais un poivre "classique" ou des baies roses conviendront aussi tout à fait à ce plat.


Comme je me suis donné la bonne résolution d'essayer d'être plus présente dans les différents défis culinaires que j'ai beaucoup délaissés ces derniers mois, je propose cette recette pour le Défi cuisine organisé par Recettes de cuisine