lundi 21 août 2017

Rapide ou lent?....les 2....

On peut vouloir prendre son temps à certains moments, et aller vite à d'autres....

En cuisine aussi: faire longuement mijoter ou confire un plat peut autant plaire que faire un plat "minute". Les 2 ont leurs avantages, et leur association peut vous permettre de ne pas rester coincé en cuisine quand le reste de la famille ou les amis sont à table....


Là, vous avez la partie lente: des légumes prêts à confire.....

Des tomates cerises, de l'aubergine et de la courgette coupés en morceaux. Le tout est arrosé d'huile d'olive, assaisonné d'herbes ou épices à votre goût, ici du zaatar, mélangé avec les mains et étalé sur une plaque, recouverte d'un papier cuisson.

Le zaatar est un mélange d'épices d'origine libanaise. Il est déjà salé donc je n'ai pas ajouté de sel, mais si vous utilisez d'autres épices, il vaut mieux le faire.

Il vous reste à glisser ça dans un four chauffé à 120° et vous laissez confire environ 2 heures, en remuant de temps en temps....si vous êtes un peu plus pressés, vous poussez à 150°, en remuant un peu plus souvent.

Et pendant ce temps là....vous faites ce que vous voulez....en n'oubliant pas quand même de passer de temps en temps mélanger les légumes.

Le rapide, c'est chez Papilles et Pupilles que je l'ai trouvé. Une découpe du magret de canard qui permet de le cuire à la minute....



Et voilà....avec un peu de quinoa ici....ou autre chose si vous préférez.....et vous avez une assiette à la fois rapide et lente à préparer....

Comme j'ai peur de ne pas bien vous expliquer comment vous occuper du magret, je vous invite à regarder la vidéo qu'a partagé Anne de Papilles et Pupilles. Et n'hésitez pas à aller voir chez elle au cas, assez improbable où vous ne la connaitriez pas encore.....il y a plein de bonnes idées à y trouver!



mercredi 16 août 2017

J'aurais mieux fait de les faire tranquillement ceux là!

Ce n'est pas un ratage dont je vais vous parler, car la recette a été plutôt réussie en fait.

Mais pendant que je la faisais, j'ai failli me faire avoir, si, si....je commence à être une cible pour les arnaqueurs de vieilles personnes on dirait!

D'abord la photo de ce que j'étais en train de faire:



Ce sont des scones au fromage de brebis et aux graines de pavot. Notre déjeuner me semblait un peu léger: une salade de tomates et concombre, un accompagnement un peu sérieux me semblait s'imposer et il était déjà presque 11h30.

Pendant que je mélangeais mes ingrédients avec la main droite, la sonnette a retenti. Comme c'était l'heure du facteur, j'ai ouvert (de la main gauche) et un gentil jeune homme, muni d'un badge Engie m'a dit qu'il devait voir mon compteur et évaluer si mon abonnement correspondait à ma consommation....ou un truc comme ça.

Je l'ai donc accompagné jusqu'au compteur, la main droite en l'air. Mais quand il m'a demandé une facture, j'ai fait la femme soumise et expliqué que c'est mon mari qui s'occupait de ça. Il m'a donc demandé quand il rentrerait et annoncé qu'il repasserait.

Et c'est après avoir fermé la porte que je me suis souvenue qu'on n'était pas chez Engie.....et que c'était sans doute pour me fourguer un abonnement qu'il était venu! Ou même profiter que j'étais partie chercher la facture pour me piquer mon sac.....



La recette des scones:

  • 200g de farine
  • 1,5 c à c de levure chimique
  • 1 c à c de sel
  • 30g de beurre
  • 90g de fromage de brebis râpé
  • 2 c à s de graines de pavot
  • 1 c à c de moutarde ancienne
  • environ 10cl de kéfir (ou lait fermenté, lait battu, lait ribot)
Mettre tous les ingrédients sauf le beurre et le kéfir dans un saladier. Mélanger à la main et mettre au centre le beurre coupé en morceaux.

Du bout des doigts, mélanger le tout, comme pour une pâte sablée. Quand le beurre est incorporé, ajouter progressivement le kéfir pour obtenir une pâte qui se tient à peu près.

C'est à dire qu'il ne faut pas trop travailler la pâte et ne plus ajouter de liquide dès que tout est amalgamé.

Sur une plaque recouverte d'un papier cuisson, aplatir la pâte en un cercle d'environ 2cm de haut. 

Soit couper 8 portions , soit utiliser un emporte pièce. Badigeonner la surface au pinceau avec un peu de kéfir et cuire environ 20 minutes au four à 180°.

Laisser un peu refroidir sur une plaque, mais déguster encore tiède.

Et n'ouvrez pas à n'importe qui!






vendredi 11 août 2017

Et les abricots encore présentables?

L'autre jour, j'avais parlé de mon achat d'abricots plus que mûrs à un prix très très doux. 
Dans le lot, il y en avait quand même quelques uns pas encore explosés que j'ai mangés tout crus. Enfin, il avaient presque l'air d'être cuits tellement ils fondaient dans la bouche....

Et puis il y en avait quelques autres qui se tenaient encore suffisamment bien pour que j'envisage de les incorporer à un gâteau.

C'était justement le moment où Carole, Alter Gusto a préparé un clafoutis dans un moule tartiné de confiture. Je lui ai emprunté son idée, mais pour un moelleux. Histoire de ne pas plagier....



Je n'avais pas de confiture d'agrumes sous la main pour suivre sa proposition. Enfin si, mais le pot n'était pas encore entamé alors que 4 pots de confitures diverses prenaient de la place dans le frigo. Alors c'est une gelée au gingembre qui a ainsi terminé sa carrière.

Moelleux aux abricots et à la gelée de gingembre:

  • 150g de farine
  • 1 c à c de levure chimique
  • 100g de sucre roux
  • 250ml de crème fraîche
  • 3 oeufs
  • une douzaine d'abricots
  • environ 1/4 de pot de gelée au gingembre
  • un peu de beurre pour le moule
Dans un grand bol, mélanger la farine, la levure et le sucre.

Dans un autre, battre les oeufs avec la crème. Ajouter au contenu du 1er bol et mélanger rapidement.

Laver et dénoyauter les abricots, les couper en gros morceaux et les ajouter dans la pâte.

Beurrer le moule et y étaler la gelée.

Verser la pâte par dessus.

Cuire 5 mn à 200° puis environ 30 minutes à 180°.

Sortir du four, laisser un peu refroidir avant de démouler sur une grille.


D'accord, il faut aimer le gingembre! sinon, vous pouvez très bien suivre le conseil de Carole et utiliser une gelée d'agrumes.

Comme les abricots sont encore de saison, je vais proposer cette recette à Gut pour Cuisinons de Saison.




mardi 8 août 2017

Je l'ai échappé belle....enfin, mon four

Il faut vous dire que j'ai un four encore tout neuf, le précédent ayant fait sauter le disjoncteur. Et c'est un vrai bonheur d'avoir un four à la vitre encore toute transparente et au fond presque rutilant...

Ce n'est pas que je sois flemmarde, mais j'avoue que le nettoyage de four n'est pas un sport que j'apprécie excessivement....

Alors celui ci, j'essaye de le ménager, qu'il reste beau le plus longtemps possible.

Pourtant l'autre jour, j'ai été prise d'une inquiétude subite en voyant mon plat en train de cuire....si je vous montre la photo à la sortie, vous comprendrez pourquoi:


Vous la voyez arriver la vague d'abricot?....et bien non, j'ai eu de la chance et ça n'a pas dépassé le bord.

C'est la faute du monsieur du marché aussi, il vendait un cageot d'environ 3kg d'abricots très très mûrs pour 1€. Ils ne pouvaient pas attendre d'être cuits, et j'en ai donc fait une compote non sucrée, prête à être accommodée. Les plus présentables ont eu un autre sort dont je vous parlerai un autre jour.

Bref, après avoir fait un peu de confiture, c'est en crumble avec des pommes que le reste a été cuisiné.

Crumble pommes abricots:

  • 150g de farine 
  • 150g de poudre d'amandes
  • 150g de beurre
  • 150g de sucre en poudre
  • 4 pommes
  • compote d'abricots 
  • 2 c à s de sucre roux
Mélanger la farine, le sucre et la poudre d'amandes. Mettre au centre le beurre coupé en petits morceaux. Mélanger du bout des doigts jusqu'à obtenir une texture sableuse mais avec encore des petits grumeaux de beurre.

Beurrer légèrement un plat. 

Eplucher les pommes, les couper en morceaux et mettre ceux ci dans le plat. Saupoudrer de sucre et verser de la compote pour les recouvrir.

Répartir le crumble par dessus (il y en avait trop, je l'ai congelé) et cuire environ 30 minutes au four à 180°.



C'est meilleur encore tiède.

Pour la quantité de compote à mettre, c'est vous qui verrez, en fonction de la taille de votre plat et de votre plaisir à nettoyer le four: la compote qui bouillonne, ça augmente de volume.....

mercredi 2 août 2017

Souvenir chocolaté

Le vermicelle, vous connaissez?

Oui, les petites pâtes de la soupe...et bien non! Celles là, je les ai pas mal pratiquées aussi, mais là il sera plutôt question de chocolat. 

Les vermicelles au chocolat, on en voit sur certains gâteaux, pour décorer, mais quand j'étais petite c'est sur mes tartines que je les mangeais. Une tartine beurrée, recouverte de vermicelles et vous avez un goûter délicieux!

Si en France, au supermarché, on le trouve surtout en petits contenants, pour la décoration, en Belgique c'est par paquet de 400g! ça peut en faire des tartines!...

Forcément, je me suis laissée tenter mais comme j'en mange quand même moins que dans mon enfance, il en restait. Et une recherche sur internet m'a donné une idée:



Gâteau aux vermicelles de chocolat

  • 2 oeufs
  • 240g de farine T65
  • 2 c à c de levure chimique
  • 240g de kéfir (lait fermenté, lait battu, lait ribot, lait...)
  • 80g d'huile d'olive (ou beurre fondu si vous préférez)
  • 80g de sucre de coco en poudre (ou autre si vous n'avez pas....)
  • 150g de vermicelles de chocolat noir (il en existe au chocolat au lait)
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et le sucre. 

Dans un grand bol, battez les oeufs avec le kéfir et l'huile.

Verser le mélange liquide sur le mélange sec et mélanger rapidement avec une cuiller, sans trop insister.

Ajouter les vermicelles et mélanger.

Verser dans un moule huilé ou beurré et saupoudrer de vermicelles. Cuire environ 35 minutes à 180°. Une brochette doit ressortir sèche.



C'est vite fait, c'est bon.....ça a un petit arrière goût de souvenir d'enfance....que demander de plus?

vendredi 28 juillet 2017

Antigaspi au carré

Vous avez quelques restes de notions mathématiques?....moi très peu, mais j'espère que je n'ai pas trop mal utilisé le terme de carré. 

En tous cas, en cuisine antigaspi, j'essaye de maintenir mon niveau. Alors là, je vais résoudre un double problème: utiliser des jolies fanes de radis et du veux pain maison.


On ne mange pas que des restes quand même à la maison, Il y a donc dans ce plat autre chose....du dos de cabillaud tout frais, acheté par l'intermédiaire de La Ruche qui dit Oui. C'était avant l'été, il n'y en a pas en ce moment, mais ici on recycle aussi les vieilles recettes et les vieilles photos...

Les fanes de radis ont été transformées en pesto, avec les bons conseils de Chocolate et Zucchini, et le vieux pain a été mixé en chapelure assez grossière.

Dos de cabillaud au pesto de fanes de radis:

  • 2 poignées de fanes de radis bien fraîches, sans les tiges.
  • 30g de pecorino râpé ou coupé en lamelles (ou du parmesan)
  • 30g de pignons de pain
  • 1 gousse d'ail coupée en 4
  • 1 petit ruban de zeste de citron bio
  • environ 2 c à s d'huile d'olive
  • sel, poivre, piment en poudre
  • 1 ou 2 beaux morceaux de dos de cabillaud
  • pain complet rassis bien dur, mixé assez grossièrement
D'abord réaliser le pesto en mettant tous les ingrédients dans le mixer. Ne pas mettre toute l'huile d'olive d'emblée, il vaut mieux en rajouter un peu si nécessaire pour obtenir la consistance souhaitée.

Dans un plat légèrement huilé, mettre le poisson. Le tartiner d'une couche généreuse de pesto puis d'une autre couche de chapelure. 

Ajouter un peu d'huile d'olive par dessus.

Cuire environ 15 minutes au four préchauffé à 200°.



Comme vous le voyez, nous avons bu un peu de vin blanc bien frais avec le plat....par contre je ne me souviens plus du tout de l'accompagnement!

lundi 24 juillet 2017

Fourzitou....aux courgettes

Non, je ne me suis pas mise au pied de l'escalier en criant "A table!..." après l'avoir préparé....c'est quelque chose que j'ai beaucoup pratiqué dans le passé, mais là, on était en vacances, sans les enfants, et sans escalier.

Et comme les derniers jours arrivaient alors que mon frigo et mon placard étaient encore un peu trop garnis, il a fallu dégainer les grands moyens, et faire comme Fabienne Lepic un Fourzitou....mais qui ait quand même un goût acceptable!

Le wifi étant en forme ce jour là, j'ai pu chercher des idées sur le net, et suis tombée sur cette petite vidéo de Marmiton: un gratin de courgettes à la viande hachée. Qui s'est retrouvé enrichi de quelques petits trucs en plus pour l'occasion:


La recette:

  • 4 courgettes
  • 2 steaks hachés (surgelés)
  • 1 oignon
  • 2 gousses d'ail
  • un peu d'huile d'olive
  • 1 boite de polpa de tomates
  • crème fraîche (ce que vous avez... ou 20cl)
  • un peu de ricotta (s'il vous en reste)
  • 100g de pancetta en tranches fines
  • un morceau de parmesan
  • sel, poivre
Laver les courgettes et les couper en tranches. Eplucher l'oignon et l'émincer. Eplucher l'ail et le couper en petits morceaux.

Dans une poêle, faire revenir les courgettes dans un peu d'huile d'olive. Elles doivent prendre un peu de couleurs mais rester fermes. Réserver.

Dans la même poêle, faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils deviennent un peu translucides, puis ajouter la viande hachée et la faire cuire quelques minutes à feu assez vif. Ajouter la pulpe de tomates et l'ail. faire encore cuire quelques minutes puis ajouter la crème (et la ricotta) et bien mélanger. Saler et poivrer à votre goût.

Huiler légèrement un plat allant au four. Y répartir les courgettes et les recouvrir de la sauce à la viande.

Râper le parmesan et le mettre sur la sauce. 

Recouvrir des tranches de pancetta.

Cuire environ 25 minutes au four à 180°.



D'accord, ça fait un peu plat de cantine. Mais je n'avais que ce plat là pour le four et la lumière du soir ne mettait pas en valeur l'aspect du truc. C'était pourtant très bon!

Comme j'ai dit à MrD, ça parait copieux mais le plat est grand, alors ce n'est pas épais.....on en a quand même mangé 2 fois....


samedi 15 juillet 2017

Retour 2 ans en arrière....bis répétita avec des abricots

Un coup de flemme, ça ne vous arrive jamais?

Moi si, et c'est le cas en ce week end un peu chaud....alors je vous remets un article écrit il y a 2 ans....avec une recette que je ne me souvenais même pas avoir faite un jour! 

C'est un dessert aux abricots. Et pour avoir l'air de me donner quand même un peu de mal, je vais le proposer à Gut pour Cuisinons de saison. Même si c'est très très simple, ça peut dépanner pour un petit dessert...

Retour en juillet 2015: Un dessert vite fait pour les amateurs de sensations fortes


Pour tout vous avouer, je n'écris pas ce billet comme d'habitude dans ma cuisine, mais sur une terrasse ombragée.....car MrD et moi avons effectué notre migration annuelle vers le sud....

Cette année, il semble qu'on ait moins chaud ici que dans le Nord ceci dit....mais ce n'est pas tant la chaleur que je cherche....enfin, pas seulement.....





Ce genre de paysage serait plus une de nos motivations.....

Et c'est en arrivant ici que j'ai acheté mes premiers abricots de l'année....seulement, j'étais tellement pressée de le faire, que je me suis un peu fait avoir et que ceux que j'ai pris n'étaient pas aussi murs que je l'avais espéré.....

Comme je savais qu'ils ne muriraient plus vraiment, j'ai bricolé un petit dessert.....en m'inspirant d'une confiture goutée avant notre départ, aux abricots et au gingembre, achetée à La chambre aux confitures. 

Comme j'avais voyagé avec un morceau de gingembre dans la valise (et de l'ail frais aussi....pas question de les laisser s'abimer sans moi à la maison...) j'avais tout ce qu'il fallait sous la main....





Cette main a quand même été un peu lourde.....sur le gingembre....j'avoue avoir peut être mis un morceau un peu gros....et, faute de petit mixer, je l'ai coupé en petits morceaux, sans doute encore un peu trop épais....mais ceux qui aiment les sensations un peu fortes, mais parfumées, comme le gingembre, apprécieront.....les autres peuvent diminuer un peu la quantité et le mixer....


La recette:

  • Une douzaine d'abricots
  • Un morceau de gingembre frais
  • 2 c à s de sucre en poudre

Eplucher le gingembre, le couper en tous petits morceaux, le râper ou le mixer.

Laver les abricots, les couper en 2 et les mettre dans une casserole, avec le sucre et le gingembre.

Cuire quelques minutes en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les abricots soient compotés, mais pas encore réduits en purée....



En tous cas, c'est très bon....surtout avec un peu de yaourt nature pour adoucir....


D'accord, c'est un peu une "non recette".....mais ce sont les vacances!.....



lundi 10 juillet 2017

Pizziche ou Flamizza?

 Quand on vient d'une région, on a l'habitude de certains plats et on n'apprécie pas toujours qu'on nous serve sous la même appellation un truc qui n'a pas la même saveur ou le même aspect.

Mais il faut qu'on s'ouvre l'esprit et les papilles.

Alors, quand j'ai eu envie en vacances d'une tarte salée un soir, j'aurais pu me cantonner à ma traditionnelle flamiche au maroille. Ou bien, pour me rapprocher du sud, faire une pizza.

Mais, outre le fait que je n'étais pas certaine de trouver du maroille dans la région, ni faire croire aux autres locataires que les gens du Nord ont quand même une drôle d'odeur, j'ai pensé qu'une association des 2 serait faire preuve d'une bonne ouverture....

Ainsi est née la Flamizza.....ou la Pizziche, je vous laisse me dire quel nom vous préférez.



Les photos nécessitent un peu d'indulgence. Un smartphone le soir ne rend pas forcément bien la beauté des choses, mais je voulais manger chaud.

La pâte est bien plus facile à faire que celle d'une pizza car on n'a pas besoin de se fatiguer à la pétrir. Et elle lève tranquillement à l'appartement pendant que vous faites un dernier petit tour à la plage, en fin d'après midi quand le soleil ne risque plus de trop vous cuire et qu'il y a moins de monde.

C'est celle d'une vidéo de 750g.com que j'utilise maintenant régulièrement mais que j'ai un peu adaptée pour l'occasion.

La garniture est au fromage de chèvre et tomates, les poutous noircis de la photo étant une tartinade aux poivrons achetée au marché, très bonne mais peu photogénique après cuisson.

La recette:

  • 150g de farine
  • 1 oeuf
  • 1/2 sachet de levure sèche de boulanger
  • 15cl de lait (un peu moins d'un verre)
  • 1 pincée de sel
  • 1 c à c de sucre
  • 4 c à s d'huile d'olive
  • 3/4 de fromage de chèvre frais, type Petit Billy
  • une douzaine de tomates cocktail
  • un peu de "tartinade de poivrons" (poivrons confits mixés avec huile d'olive)
Dans un saladier, mélanger la farine, sel, sucre et levure.

Battre l'oeuf avec le lait et l'huile, verser dans le saladier et mélanger au fouet, tranquillement. Il est normal que la pâte soit très molle.

Huiler légèrement un plat et y verser le mélange. Couvrir d'un torchon et laisser lever au moins 1 heure à température ambiante.

Laver les tomates et les couper en 2. 

Répartir sur la pâte le fromage coupé en morceaux, des cuillérées de tartinade et les demi tomates, pépins sur le dessus. Pour éviter les poutous disgracieux, il vaut peut être mieux mettre la tartinade sous le fromage.

Cuire environ 25 minutes au four préchauffé à 200°.



Un plat à four moins haut sera très bien, mais je n'avais que celui là. 

J'avais été je crois un peu frileuse en réglant le thermostat, ne connaissant pas vraiment le four autant que le mien, et le dessous était un peu humide. La pâte n'avait pas assez cuit par dessous et les tomates avaient eu le temps de la détremper un peu. Une cuisson un peu plus vive (mais dans un temps court...) pour la moitié qui restait le lendemain a tout à fait réglé le problème.

A vous de tester.....ou d'essayer d'autres mariages. Vous me raconterez?

jeudi 6 juillet 2017

On peut buller en vacances...

Depuis quelques années et un concours auquel j'avais participé, les Champagnes de vignerons accompagnent divers moments de ma cuisine, comme les fêtes de fin d'année ou la fête des mères.

Et cette année, ce sont même mes vacances qu'ils m'ont gentiment proposé de faire buller!

C'est donc dans notre location que sont arrivées 2 jolies bouteilles, et l'une d'entre elles a accompagné une petite entrée fraîche à laquelle j'ai essayé de donner un côté "chic" en vacances.....on n'allait quand même pas le déguster avec un sandwich aux rillettes...



Velouté de betteraves, concombre et fenouil à la truite fumée:

  • 200g (environ, toujours pas de balance....) de betteraves rouges cuites taillées en cubes
  • 1/2 concombre
  • 1/4 de fenouil et les peluches
  • 1 yaourt grec
  • 1 grosse c à s de crème fraîche
  • le jus d'un citron
  • 1 c à s d'huile d'olive
  • 4 tranches de truite fumée
  • sel, poivre, sauce pimentée
Peler le concombre et le couper en cubes.

Réserver les peluches de fenouil, en conserver quelques unes pour la décoration et émincer le reste. Couper le fenouil en petits morceaux.

Mélanger tous les éléments, sauf la truite, et mixer le tout. Rectifier l'assaisonnement si nécessaire. 

Répartir dans 6 petits verres. Répartir sur le dessus la truite fumée coupée en petits morceaux et quelques petites feuilles de fenouil.

Garder au froid avant de servir.


J'ai appelé ça un velouté, mais d'après MrD, il s'agissait d'un smoothie.....en tous cas, c'était très frais et bon!

Et que boit on avec ça?

Je vous propose un champagne brut Leguillette-Romelot, cuvée harmonie. Je l'ai choisi car il est présenté comme ayant, entre autres, de l'anis et au palais une" finale élancée livrant un retour aromatique iodé et orangé" ce qui me semblait pouvoir s'accorder à la truite fumée.




Les vacances se poursuivent encore un peu.....et vous voyez que, si je n'ai pas de balance, j'ai la chance d'avoir un mixer dans les placards et de jolis verres qui remplacent sans problème les flutes traditionnelles.....sympa non, la location?


dimanche 2 juillet 2017

Tout ça, c'est à cause des fourmis et de la pluie

Les fourmis sont des animaux très organisés. Nous étions à peine arrivés dans l'appartement des vacances qu'elles avaient repéré où était le sucre et mené une expédition jusqu'au placard pour se l'approprier.

Je sais qu'on fait d'excellents produits bien toxiques pour les éloigner, mais quand on a avec soi un petit bonhomme qui découvre les joies du 4 pattes et de l'escalade de tout ce qui peut élever son point de vue, on hésite à les employer. Heureusement, il y a au village le plus proche une boutique bio où j'ai acheté, pour essayer, une huile essentielle. Du géranium, déposé sur le trajet du sucre mais quand même un peu plus haut que le bébé.....et on dirait que ça marche.....surtout que des boites et sachets hermétiques ont enfermé tout ce qui était sucré dans le placard....

Bref, je suis allée à la boutique bio, et un petit pot de purée d'amandes m'a supplié: achète moi.....et je n'ai pas su résister...

Et le pot a rejoint le placard.....sans les fourmis.

2 jours plus tard, la chaleur et le beau temps nous ont faussé compagnie. Il fallait bien s'occuper, faute d'aller à la plage!




Et quand il pleut en vacances, je ne sais pas vous, mais nous on a envie de manger....et donc de cuisiner. Avec ce qu'on a dans les placards, en trichant un peu car, même en faisant les courses un jour ensoleillé, une fada de cuisine achète toujours des produits dont elle ne sait se sevrer, comme de la faine et de la levure.

En plus, j'ai cette année apprivoisé le four de la location, pas si méchant que je me l'imaginais.




Vous remarquerez la présence abricots....

Gâteau à la ricotta et aux abricots:

  • 8 c à s de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 2 oeufs
  • 4 c à s de sirop d'agave
  • 125g de ricotta (1/2 pot)
  • 100ml de lait
  • env 70g de purée d'amandes (1/3 de pot de 200g)
  • 8 gros abricots
  • un peu de sucre en poudre
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et le sel.

Dans un autre, battre les oeufs avec la ricotta et le lait. Ajouter le sirop d'agave et la purée d'amandes et mélanger le mieux possible.

Verser le tout sur les éléments secs et mélanger à la cuiller sans trop insister.

Verser dans un moule à manqué, graissé si nécessaire.

Laver et sécher les abricots. Les couper en 4 et répartir les morceaux sur la pâte, en les enfonçant un peu. Saupoudrer d'un peu de sucre.

Cuire environ 40 minutes au four préchauffé à 160°. Environ 



Faute de balance, mais avec un pichet gradué en ml, vous voyez que les dosages sont un peu approximatifs. Pour la cuisson, adaptez aussi à votre four. J'ai préféré ne pas utiliser de thermostat trop chaud et l'ai mis entre 5 et 6, quitte à prolonger la cuisson.

Le soleil était revenu quand nous l'avons goûté....le résultat était intermédiaire entre le clafoutis et le gâteau, bien sympathique.

Un peu d'alcool ou de vanille aurait été un plus pour parfumer la pâte....mais je ne voyage pas encore avec ma cave à liqueur et n'avais pas pensé à la vanille pendant les courses....

Pour bien commencer ce mois de juillet, je propose cette recette à Cuisine de Gut pour Cuisinons de saison


mercredi 28 juin 2017

Oups....j'en avais oublié une!

Dans le dernier article, j'annonçais que mon addiction aux fraises était guérie. Pourtant, en fouillant dans les photos et recettes que je garde pour une parution ultérieure, j'ai retrouvé ça:




Alors, pour ceux et celles qui seraient encore en pleine crise, je partage gentiment.

Il faut quand même que je vous explique que cette recette est un peu particulière, car anti-gachis. J'avais expliqué il y a quelques semaines que le courant avait été coupé assez longtemps, et que certains aliments du congélateur avaient peut être subi un réchauffement non souhaité.

C'était le cas d'un bac de glace à la vanille entamé. Je me suis alors souvenue d'une recette parue dans un livre Picard il y a longtemps, d'un riz à la glace vanille. Il y était question de riz déjà cuit, mais pourquoi ne pas utiliser un bon vieux riz rond?

Quant à la rhubarbe, il y a eu 2 versions du dessert. La première avec de la rhubarbe confite, et l'autre avec une compote très peu sucrée. MrD préfère avoir un peu plus d'acidité dans son dessert que moi, tout le monde était donc content.

Riz à la glace vanille, rhubarbe et fraises:

  • Glace à la vanille (un peu suspecte.....ou non....)
  • lait
  • 180g de riz rond
  • 20cl de crème entière liquide
  • compote de rhubarbe ou rhubarbe confite
  • fraises
Faire bouillir de l'eau dans une casserole, y jeter le riz et laisser cuire 5 minutes. Egoutter et réserver le riz.

Dans un pichet gradué, mettre la glace et ajouter du lait jusqu'à obtenir 1 litre. Verser le tout dans une casserole (vous pouvez reprendre la même.....limitons la vaisselle) et laisser chauffer en remuant pour mélanger les 2. Amener à ébullition et verser le riz dedans. Cuire à feu doux en remuant souvent jusqu'à avoir un riz tendre, environ 30 minutes, en ajoutant un peu de lait si nécessaire. Laisser refroidir.

Fouetter la crème fraîche et la mélanger au riz vanillé. Répartir dans 4 à 6 verres. Ajouter de la compote de rhubarbe ou rhubarbe confite. Placer au froid au moins 2 heures.

Avant de servir, laver des fraises, les équeuter et couper en 2. Garnir les verres de morceaux de fraises.



Je sais, c'est presque 2 fois la même photo, mais je devais manquer d'inspiration ou de temps le jour où je les ai faites.....

Bien que cette recette ne soit pas à proprement parler faite de restes, elle est anti-gaspillage. Je l'envoie donc à Ciorane pour La cuisine des restes qu'elle publie le 20 de chaque mois.



Les fraises étant encore de saison en juin, je vais aussi proposer cette recette à Gut pour Cuisinons de saison.




En cette période estivale, de départs en vacances, il risque d'y avoir quelques incidents de congélateur. Cette utilisation de glace peut être utile. Mais je ne voudrais pas avoir d'intoxication alimentaire sur la conscience: si vous avez une glace qui a vraiment beaucoup fondu et est restée un temps indéterminé au chaud, ne jouez pas les héros! La poubelle peut parfois être utile!

samedi 24 juin 2017

Il y a eu une épidémie....j'en suis presque guérie!

Ces dernières semaines, il y a eu une épidémie assez grave, qui a atteint beaucoup de blogs, ou du moins ceux qui les écrivent. 

Tous les ans elle sévit à la même époque, et en général, elle finit par s'éteindre d'elle même au fil des mois, avec une simple rechute en fin d'été quelquefois.

J'avoue, j'en suis atteinte à chaque fois,  mais cette année, j'en ai souffert d'une sorte très virulente....

Il s'agit de la fraisite. C'est  Mamina qui en a été atteinte la première, je crois.... 
C'est un type d'addiction qui vous porte à manger des fraises à tous les repas, et même entre deux. 

En tapant "fraises" dans la fenêtre de recherche en haut à droite, vous verrez la preuve de mes accès annuels. 

Pour ma part, j'en suis presque guérie, d'autres objets de mon envie, de couleur orange, étant à ma portée, mais juste avant de partir en vacances, il y a eu une rechute. 




J'ai un peu contaminé ma famille, pour un dessert dominical inspiré de Un déjeuner de soleil. Chez Edda on est certain de trouver l'inspiration quand on cherche comment assouvir une de ses passions gustatives du moment.

Charlotte aux fraises facile

  • 750g de fraises (ou plus...ce n'est pas perdu!)
  • 60g de sucre
  • 20cl de crème fraîche entière liquide bien froide
  • 1 c à s de mascarpone
  • Une vingtaine de biscuits cuiller (plus ou moins selon votre moule ou cercle à pâtisserie. J'ai utilisé mon vieux moule à charlotte Tupperware)
  • 2 feuilles de gélatine
  • 6 c à s de limoncello
  • le zeste d'un citron jaune et 1 c à s de son jus
Laver les fraises, les sécher et les équeuter. En garder une dizaine pour la décoration.
Mixer 500g de fraises avec le sucre, le zeste et le jus de citron. 

Faire tremper la gélatine dans un bol d'eau. Chauffer une petite partie du coulis et y dissoudre la gélatine bien essorée. Ajouter progressivement du coulis en remuant bien pour refroidir le mélange. Quand il est à peu près à même température que le coulis, mélanger le tout et réserver.

Battre en chantilly le mélange crème et mascarpone. Ajouter en 2 fois le coulis de fraises, en mélangeant délicatement. Réserver au froid.

Couper la base de biscuits, à la hauteur de votre moule ou cercle (chemisé de film alimentaire si vous craignez le démoulage). Garder les chutes.

Les tremper rapidement dans le limoncello et les aligner tout autour du moule. Poser les chutes de biscuits dans le fond.

Verser par dessus la moitié de la mousse. Mettre des morceaux de biscuits trempés dans le limoncello puis le reste de mousse.

Garder au froid au moins 5 heures.

Au moment de servir, après démoulage, couper les fraises restantes en 2 ou 4 et les répartir sur le dessus et autour.



Edda l'avait décorée de petites feuilles de basilic, mais j'avoue avoir oublié.....

J'ai remis ses conseils pour la garniture de la charlotte. Si comme moi vous utilisez un moule Tupperware, je préfère ne pas mettre de biscuits au fond (qui sera en haut au démoulage) mais en mettre au dessus de la mousse (ce qui fera la base....si vous suivez...)

En tous cas, je vous conseille ce type de charlotte....et quelque chose me dit qu'avec des abricots, ça ne devrait pas être mal non plus.....

Non, non....je ne suis pas encore atteinte d'abricoïte.....mais je sens que ça approche....


mardi 20 juin 2017

Histoire qui commence dans un frigo et se termine assez loin....

Il était une fois un yaourt, 3 citrons et 2 oeufs qui habitaient le même endroit. Mais ils ne se connaissaient pas vraiment.

Les oeufs étaient avec leurs congénères dans la porte. Les citrons tout en bas, dans un tiroir, en compagnie de quelques légumes le plus souvent. Le yaourt partageait une étagère avec un nombre variable de pots de toutes les couleurs. Ils avaient peu de chance de se rencontrer. De toute façon, il faisait noir le plus souvent.

Quelquefois, la lumière s'allumait, et ils voyaient arriver ou partir d'autres habitants des lieux. Ces derniers temps, il y avait plus d'entrées que de sorties d'ailleurs. Mais eux ne bougeaient pas.

Il arriva un moment où une sensation de vide se fit sentir. Pas de doute, les lieux devenaient de plus en plus déserts.

Un respectable pot de cornichons les rassura: "J'ai déjà vu ça 2 ou 3 fois. On ne reste vraiment pas nombreux pendant quelques temps, la lumière reste éteinte d'ailleurs. Et puis un jour, elle se rallume et on est à nouveau tous serrés."

Le yaourt essaya de demander ce qu'ils en pensaient à 2 pots de crème au chocolat qui partageaient son étage, mais comme d'habitude ces pimbêches l'ignorèrent. De toute façon, la lumière s'alluma et elles disparurent.

Et puis, un matin, il y eut une ouverture de la porte un peu plus longue, et le yaourt, les oeufs et les citrons se retrouvèrent tous ensemble à l'extérieur. Un peu éblouis par le soleil, posés sur une planche de bois, à côté de divers paquets qui n'habitaient pas au même endroit. Ils étaient bien plus chauds.

La suite est peut être un peu cruelle....mais sachez que tout le monde se retrouva dans des saladiers, puis dans un endroit très très chaud.

La fin est cependant plus belle:

  
Cette petite histoire est arrivée dans une cuisine lilloise il y a quelques jours. Le gâteau était une manière de faire voyager ce qui restait dans le frigo, mais aussi d'améliorer l'ordinaire d'un pique nique dans le train.

La recette:


  • 2 oeufs
  • 200g de farine de blé semi complète T85
  • 50g de poudre d'amandes
  • 100g de sucre de coco
  • 1 c à c de levure chimique
  • 1 yaourt
  • le zeste d'un citron
  • le jus de 3 citrons
  • 80g d'huile d'olive
  • sirop d'agave (voir après pour la quantité)
Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre, la poudre d'amandes et la levure.

Dans un pichet, mettre les oeufs, le yaourt, 80g de jus de citron et l'huile. Battre au fouet et verser sur les éléments secs du bol. Mélanger à la cuiller sans trop insister.

Huiler légèrement un moule à cake, y verser la pâte. Cuire dans un four chauffé à 180° en chaleur tournante pendant environ 30 minutes. Il peut être nécessaire de baisser un peu le four si le gâteau prend un peu trop de couleur. 

Mélanger le jus de citron restant avec le même poids de sirop d'agave. Quand le gâteau est cuit, le laisser dans le moule, y faire des trous à l'aide d'une brochette et verser à la surface des cuillerées de ce mélange. Attendre que le gâteau soit refroidi pour le démouler.


 En fait, il a été entamé avant de partir, et a terminé sa carrière beaucoup plus au sud. Même s'il était assez humide, un film plastique et une boite hermétique l'ont fait voyager sans encombre.


La recette a été faite pour ne pas avoir un indice glycémique trop élevé. Mais je pense que de la farine et du sucre ordinaires permettront un résultat tout à fait satisfaisant, au cas où vos placards seraient moins encombrés que les miens....

jeudi 15 juin 2017

Histoire d'oiseaux et de graines

Au bord d'un étang vivait une petite famille d'oies



Elles s'étaient installées dans le jardin d'une villa inoccupée, pour avoir un peu la paix...



Et plusieurs fois par jour, pour entrainer un peu les petits, elles partaient faire une petite promenade, papa devant, surveillant les alentours, maman derrière, veillant au bon ordre des troupes....ou le contraire....

Un soir, alors qu'elles avaient regagné leur jardin, des oies sauvages se sont posées à grand bruit sur l'étang.




Elles ont alors commencé à explorer les environs, et se sont approchées du terrain de la petite famille. Un peu trop près au goût de Monsieur oie qui se précipita sur une des visiteuses, toutes ailes déployées et entrepris de lui maintenir la tête sous l'eau.....nous n'avons pu nous procurer d'images de cet événement, de toute façon trop violent pour figurer ici!

Tout le monde est vite reparti chercher un peu plus loin un lac plus accueillant....sauf une oie, sans doute plus jeune que les autres, ou plus étourdie, qui se retrouva toute seule et passa la soirée à nager d'un bout à l'autre de l'étang, en appelant, de sa voix mélodieuse particulière sa famille envolée....




Le lendemain matin elle n'était plus là...on ne sait si elle a décidé de partir à la recherche des siens ou si elle s'est trouvé un coin tranquille et riche en nourriture pour faire sa vie....

Mais ça mange quoi une oie? sans doute des racines, des petites plantes mais si elle trouve des graines, je présume qu'elle apprécie de changer son ordinaire....

Et bien figurez vous que chez nous c'est un peu pareil....on mange couramment des carottes et de la salade, mais ça ne nous déplait pas de manger de temps en temps quelques graines....à condition de les accommoder un peu!



Ici, c'est du petit épeautre, acheté sur les conseils de Carole, Alter Gusto qui le cuisine même en dessert, et utilisé comme du boulgour, dans une recette inspirée de "Aux delices du palais"

Petit épeautre aux fruits secs:
  • 200g de petit épeautre décortiqué
  • 2 gousses de cardamone
  • bouillon de légumes
  • 1 poignée de noisettes et de pignons de pin
  • 1 poignée de raisins secs
  • 3 ou 4 abricots séchés moelleux
  • 1/2 c à c de cannelle en poudre
  • 1 c à s de miel
  • beurre (clarifié de préférence)
  • sel, poivre
Le petit épeautre décortiqué n'a en principe pas besoin d'être trempé au préalable. Si vous n'êtes pas certain, mieux vaut le faire quelques heures...

Rincer et égoutter les graines.
Mettre le bouillon et les gousses de cardamone dans une casserole, porter à ébullition et laisser cuire une quarantaine de minutes. les grains doivent être tendres sous la dent.
Egoutter et réserver.

Faire tremper les raisins secs dans de l'eau pendant le temps de cuisson de l'épeautre.

Couper les abricots en petits morceaux.

Dans un peu de beurre clarifié, faire revenir 2 à 3 minutes les noisettes et pignons grossièrement concassés. Saupoudrer de cannelle, ajouter les raisins secs égouttés et les abricots.
Ajouter le miel et cuire 5 minutes en remuant.

Ajouter les graines, bien mélanger, et chauffer doucement en remuant, juste le temps d'amener le tout à température de dégustation. Saler et poivrer à votre goût.




Ces graines ont accompagné de délicieuses côtelettes d'agneau grillées.....

vendredi 9 juin 2017

Récit de voyage et recette appropriée...

C'est un voyage très peu lointain que nous avons fait fin mai, du moins pour nous frontaliers des Hauts de France. Car j'imagine que pour les lecteurs du bord de la Méditerranée ça doit sembler au bout du monde. Nous sommes partis une semaine en Belgique.

La météo était avec nous....


Il n'y avait cependant pas trop de monde...;


Même si parfois la plage se peuplait un peu plus....


Que ce soit de chevaux....


Ou de judokas....

Nous avons pu faire de longues promenades, en admirant la flore....


Nous avons pu aussi nous rendre compte que la nature reprenait heureusement le dessus sur les vestiges de la guerre.


Nous avons à nouveau fait un tour à Bruges, profiter une nouvelle fois du calme du béguinage.....enfin, relatif le calme quand un car de touristes déverse sa cargaison.....


Le jardin public voisin nous a même permis une petite sieste dans l'herbe sous les arbres....


Au musée Groeninge, nous avons pu admirer le savoir faire des peintres flamands...



Par exemple ce détail d'un tableau de François Joseph Kinsoen....rassurez vous, je ne le connaissais pas non plus avant....



Nous avons pu découvrir dans une église une salle d'études....excellente idée pour permettre de réviser au calme ses examens....

Sinon, le ciel nous a réservé des spectacles assez sympathiques, que ce soit en fin d'après midi....



Le soir....



Ou juste avant l'orage...



Nous avons profité à toute heure du jardin devant la maison....



Où nous étions voisins avec une petite famille sympathique...



Mais je pense que je vous raconterai ça dans un prochain billet. Il est quand même temps de parler un peu cuisine, et de vous proposer une recette qui porte un nom évocateur de ce pays: un waterzoï



Il est au cabillaud et à la bière, et je me suis inspirée d'une recette trouvée sur le site de Madame Figaro

La recette:

  • Un beau dos de cabillaud
  • 2 carottes
  • 1 poireau
  • 1 oignon
  • 2 endives
  • 50g de beurre
  • 20cl de bière blonde
  • 1 jaune d'oeuf
  • 20cl de crème fraîche
  • sel, poivre
Peler et émincer les légumes.

Dans une sauteuse, faire fondre la moitié du beurre et y faire suer les légumes quelques minutes.

Poser le poisson sur les légumes, arroser de bière et déposer le reste du beurre coupé en morceaux par dessus. Couvrir et laisser cuire environ 15 minutes à feu doux.

Réserver  le poisson.

Mélanger la crème et le jaune d'oeuf, verser sur les légumes et le bouillon en remuant bien. Saler et poivrer à votre goût.

Déposer le poisson par dessus avant de servir.



Comme vous pouvez le voir, ce sont des pommes de terre cuites à la vapeur qui accompagnent le poisson, au Nord ou en belgique, c'est assez incontournable.

Si vous êtes allés voir la recette initiale, vous avez du vous apercevoir que j'ai beaucoup un peu simplifié....mais je ne suis qu'une ménagère de plus de 50 ans....pas un chef....